Comprendre les risques du co-investissement immobilier
Comme tout investissement non coté, les opérations de co-investissement immobilier comportent des risques qu’il est essentiel de comprendre avant de s’engager : illiquidité, aléas opérationnels, défaut d’un opérateur, contraintes juridiques ou encore exposition au contexte de marché.
Ces risques ne doivent pas être minimisés ni survolés : ils doivent être analysés objectivement pour évaluer la pertinence d’un projet au regard de votre situation et de votre horizon d’investissement.
Comprendre les risques d’un investissement immobilier est une condition indispensable pour investir de manière éclairée, en particulier lorsqu’il s’agit de projets non cotés.
Risque d’illiquidité : Comprendre la durée réelle d’un investissement
Distinction projets obligataires et projets en actions
Les investissements proposés via ALCOV sont des placements dont l’horizon dépend du type de structuration du projet.
Dans les projets en actions, cette durée est une durée « cible ». Elle dépend de l’avancement du projet.
Dans les projets en dette (obligations), la durée du projet est contractuelle, il s’agit de la date de maturité des obligations souscrites qui le cas échéant peut être prorogée.
Que se passe-t-il en cas de retard ?
▪️Dans le cas d’un investissement obligataire (en dette), le délai de remboursement est contractuel. Si ce délai est dépassé, l’opérateur peut demander aux investisseurs (souscripteurs) de rallonger ce délai. Les investisseurs peuvent accepter de rallonger ce délai et de signer un avenant ou bien ils peuvent refuser et mettre en jeu les différentes garanties qui auront été prévues (hypothèque, caution, fiducie-sûreté…) afin de forcer l’opérateur à les rembourser en partie ou en totalité.
▪️Dans le cas d’un investissement en actions (equity), la durée étant une « durée cible », il n’y a pas de délai contractuel et donc pas réellement de notion de retard. Si l’opération immobilière dure plus longtemps que prévu, les actionnaires en sont informés, les raisons sont expliquées et les solutions sont partagées. L’objectif étant de trouver la meilleure solution pour finaliser le projet dans les meilleures conditions en tenant compte des objectifs qui étaient fixés et en étant réaliste quant aux sorties envisagées. Les actionnaires peuvent solliciter une assemblée générale et peser dans les décisions en faisant valoir leur droit de vote.
À noter
Dans la grande majorité des projets, en action ou en obligation, les investisseurs ne pourront généralement pas récupérer le capital investi tant que le projet ne sera pas terminé, bien souvent à la revente de l’actif objet de l’investissement. Si toutefois un projet s’achève avant l’échéance prévue, alors l’investisseur sera remboursé de façon anticipée.
Risque de défaut ou de défaillance
Risque de défaut de paiement
Un projet immobilier peut être confronté à des aléas : retard de chantier, dépassement de coûts, revente plus lente ou plus basse que prévue initialement en raison d’aléas de marché…
Ces imprévus peuvent impacter la rentabilité prévue initialement, voire empêcher le remboursement du capital et des intérêts. C’est le risque de défaut de paiement.
Le défaut de paiement se matérialise dans le cas d’un investissement obligataire (en dette) dans le cadre duquel l’émetteur (l’opérateur qui a emprunté) ne pourrait pas rembourser en totalité le souscripteur (l’investisseur ALCOV).
Dans tous les cas, comme dans tout investissement immobilier non garanti, une perte totale du capital est possible.
Risque de défaillance
Le risque de défaillance survient quant à lui lorsqu’un opérateur est en situation de défaut de paiement.
Il peut aussi se présenter dans le cas où la plateforme elle-même et la distribution du produit sont affectés. En cas de problème technique, juridique ou de faillite, les investisseurs peuvent ne pas recevoir les fonds attendus.
En cas de défaillance d’un opérateur, ALCOV ou le représentant des investisseurs engage un processus de recouvrement : activation des sûretés (hypothèque, caution, fiducie-sûreté…), procédure judiciaire ou cession du bien.
Les frais de recouvrement sont à la charge des investisseurs mais pourront éventuellement être récupérés dans le cadre de la procédure
Qui assure le suivi des projets en cas de défaillance de la plateforme ?
ALCOV a mis en place un plan de continuité d’activité (PCA) garantissant la poursuite de la gestion en cas de défaillance technique ou juridique.
En pratique :
- Les fonctions essentielles (gestion des flux, contrats, reporting) sont confiées à des prestataires externes agréés, capables de reprendre la gestion à l’identique.
- En cas de cessation d’activité, un dispositif de gestion extinctive est déclenché : un prestataire tiers est désigné pour assurer la continuité des contrats et redistribuer les fonds aux investisseurs jusqu’à leur échéance.
Risques opérationnels : anticiper les imprévus d’un projet immobilier
Les risques opérationnels regroupent les aléas de la réalisation du projet. Parmi eux :
- Défaillance d’un prestataire (entreprise, architecte, maître d’œuvre) : mauvaise coordination ou mauvais pilotage du budget
- Erreurs techniques ou surcoûts imprévus : Mauvaise étude de sol, erreur dans les plans, choix techniques inadaptés ou négligences entraînant des malfaçons ou des surcoûts
- Retards administratifs ou logistiques : Difficulté à obtenir des matériaux ou dépendance à un fournisseur unique
- Pénurie de main-d’œuvre ou inflation des matériaux.
ALCOV limite ces risques par une sélection rigoureuse des opérateurs, un pilotage régulier et des clauses contractuelles protectrices (pénalités, garanties de bonne fin, assurances TRC et dommage-ouvrage).
Les risques opérationnels font partie intégrante des risques d’un investissement immobilier non côté et doivent être anticipés dans l’analyse du projet.
Risques administratifs : permis, délais, conformité
Un projet immobilier peut être retardé ou remis en cause pour des raisons administratives ou réglementaires.
- Si le permis de construire n’est pas obtenu, le projet peut être révisé, redéposé ou revendu en l’état.
Selon les garanties prévues, cela peut entraîner un report ou une perte partielle de l’investissement. - En cas de retard, les obligations peuvent être prorogées avec l’accord des investisseurs. Si aucun accord n’est trouvé, les garanties prévues (hypothèque, caution, fiducie) peuvent être activées pour recouvrer tout ou partie du capital.
Si le permis de construire n’est pas obtenu, le projet immobilier ne peut pas démarrer, ce qui entraîne généralement l’annulation ou le report du projet, un blocage des fonds investis, une possibilité de remboursement des investisseurs, selon les conditions prévues dans le contrat. Parfois, une perte partielle ou totale de l’investissement si aucune garantie n’est prévue.
En résumé, l’absence de permis de construire peut causer un arrêt du projet et un risque financier pour les investisseurs.
Comment ALCOV encadre les risques ?
Chez ALCOV, la maîtrise du risque repose sur un ensemble de processus internes structurés, mis en œuvre bien avant la mise en ligne d’un projet. Notre objectif n’est pas de supprimer le risque (ce qui est impossible dans tout investissement immobilier) mais d’en assurer une lecture claire, réaliste et documentée pour l’investisseur.
1. Une sélection rigoureuse des opérateurs
Chaque opérateur fait l’objet d’une analyse approfondie portant notamment sur :
- son track-record et la qualité des opérations déjà livrées
- sa gouvernance, son organisation interne et la capacité de ses équipes
- sa santé financière, son niveau de fonds propres et sa capacité à absorber les imprévus
- son positionnement sur le marché, la cohérence de sa stratégie et sa connaissance locale
Seuls les opérateurs présentant une méthodologie éprouvée, une transparence suffisante et une capacité d’exécution démontrée sont retenus.
2. Une analyse financière structurée et des stress tests
Avant tout référencement, les projets font l’objet de différents tests de sensibilité visant à apprécier leur résilience face à des scénarios moins favorables que ceux annoncés. Ces analyses portent notamment sur :
- l’évolution de la marge du projet qui dépend bien entendu du prix de vente et indirectement du potentiel locatif du bien et du taux de rendement attendu par de potentiels investisseurs
- les taux de pré-commercialisation ou de préventes
- l’éventuelle exploitation du bien selon le type d’actif (ex : hôtel, résidence étudiante, résidence sénior…)
- les conditions de financement et la variation potentielle des taux
Ces scénarios permettent d’évaluer la robustesse du projet et d’identifier les paramètres les plus sensibles.
3. Un comité d’investissement indépendant dans ses décisions
Les projets ne sont pas validés individuellement par un seul expert, mais présentés à un comité d’investissement, composé de professionnels expérimentés, qui examine :
- la cohérence globale de l’opération
- la pertinence des hypothèses
- le réalisme du calendrier
- les risques résiduels et les mesures prévues pour les maîtriser
Ce processus collégial renforce l’exigence et limite la subjectivité dans l’évaluation.
L’essentiel à retenir
Comprendre les risques, c’est se donner les moyens de sélectionner les projets qui correspondent réellement à votre profil et à votre horizon d’investissement.
Nous mettons à disposition l’ensemble des informations essentielles afin que chaque investisseur puisse prendre une décision en toute autonomie et en pleine connaissance de ces risques.
Vous vous posez encore des questions sur les risques liés au co-investissement immobilier ?
Voici nos réponses.
Le co-investissement immobilier comporte plusieurs catégories de risques :
• Risque d’illiquidité (fonds bloqués jusqu’à la fin du projet)
• Risque de défaut d’un opérateur (retard, dépassement de budget, revente plus faible)
• Risques opérationnels (aléas techniques, inflation des coûts, difficultés de chantier)
• Risques juridiques et administratifs (permis, recours, conformité)
• Risque de marché (évolution défavorable du contexte économique)
Selon la structuration du projet, ces risques peuvent entraîner un retard, une réduction de la rentabilité ou une perte partielle voire totale du capital.
Oui. Comme dans tout investissement non garanti, une perte totale ou partielle du capital est possible, notamment si :
• l’opération génère une marge insuffisante,
• les garanties ne permettent pas de recouvrer les sommes investies,
• l’actif est revendu en dessous du montant des dettes.
C’est pourquoi la sélection des projets, la solidité de l’opérateur et les sûretés associées sont déterminantes.
En cas d’investissement obligataire et de défaut de paiement ou de défaillance de l’opérateur :
• ALCOV ou le représentant des investisseurs déclenche un processus de recouvrement,
• les garanties prévues sont activées (hypothèque, caution, fiducie-sûreté…),
• une procédure judiciaire ou une cession du bien peut être engagée.
Les principaux indicateurs sont :
• Métriques de marché en fonction de l’actif et de sa localisation : prix d’acquisition, loyer potentiel, taux de rendement attendu à la sortie par un potentiel acquéreur, prix de vente au m2, taux d’occupation… Certaines activités comme l’hôtellerie ou les résidences gérées raisonnent sur un prix à la clef, un multiple de CA et des niveaux de prix moyen et de RevPar (Revenu Par chambre disponible)
• NOI (Net Operating income) : s’il y a une exploitation, le revenu net d’exploitation (loyer – frais de gestion – charges annuelles) servira de base de calcul pour le taux de rendement
• LTV (Loan to Value) : part de la dette par rapport à la valeur de l’actif
• LTC (Loan to Cost) : part du financement par rapport au coût total de l’opération
• LTA (Loan to Acquisition) : part du financement par rapport au prix d’acquisition
• Sensibilité du projet (stress tests sur les coûts, les délais, les niveaux de revente, etc.)
Ces ratios permettent d’apprécier l’équilibre financier de l’opération et la capacité du projet à absorber des imprévus.